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Souvenir d’une route cabossée aussi touchante qu’authentique

Safari et île paradisiaque, voilà notre envie pour un grand voyage cette année ! Mais en plus de la réalité d’éprouver de fortes émotions à la vue d’animaux sauvages, nous revenons avec un peu d’histoire de l’Afrique subsaharienne, avec une certaine curiosité concernant l’avenir de l’énergie et du développement tanzanien, et avec de magnifiques souvenirs plus spirituels que matérialisés cette fois ci. Les préjugés que nous avions avant de partir vis à vis de la société et de la croissance de ce pays se sont dissipés dans l’air respiré durant notre roadtrip. Nos yeux sont grands ouverts, nos cœurs restent serrés, nos muscles sont prêts à l’action et nos esprits ne veulent que partager. C’est l’heure de vous raconter !

Jour 1 : Arusha, Tanganyika. 3° 22′ 20.284″ S 36° 41′ 39.89″ E

Nous arrivons à Arusha, sur la partie continentale de la Tanzanie, nommée Tanganyika avant son union avec l’île de Zanzibar. Les environs sont urbains mais végétalisés et colorés, ce qui rend la ville d’Arusha agréable et accueillante pour les animaux tels que les oiseaux endémiques de la région.

En sillonnant les rues, nous découvrons des galeries d’artistes de tous styles, vendant leurs chefs d’œuvre toujours en soulignant avec fierté le signataire de la peinture. La solidarité entre eux se ressent déjà et détend le parcours initiatique de touristes que nous sommes.

Nous apercevons la fameuse « tulipe » partout dans le rues. Grâce à ce don de la nature, la ville mériterait 4 fleurs à son ardoise.
Des passants aux vêtements traditionnels ou issus de la mondialisation passent et s’affèrent à leurs tâches quotidiennes. Aux couleurs chatoyantes, une photo volée de cette femme qui porte sur sa tête probablement des kilos de bananes et déambule avec précision et rapidité.

Nous découvrons la ville en marchant accompagnés de Joseph, un guide habitant de cette ville. Les business sont bien présents tout comme les nombreux petits commerces de bord de route tenus par les locaux. L’éléphant, fierté nationale, est mis en évidence sur le rond point central. L’environnement est paisible, le guide nous apprend qu’il fait bon vivre à Arusha car on y trouve tout, ainsi que la sérénité apportée par la végétation à foison. Les rues sont calmes, la journée avance, nous retournons à l’hôtel puis soudain…

Le guide nous interpelle pour que nous levions la tête malgré nos yeux grands ouverts. La haut, à la discrétion de leur arbre au milieu d’une ruelle silencieuse, un couple de Calaos à joues argent, des oiseaux préhistoriques, nous regardent. Ils vivent en couple pour la vie, nous dit Joseph, admirant les deux amoureux.

Le Calaos à joues argent

Le calaos à joues argent (Bycanistes brevis) est un exemple fascinant d’adaptation évolutive parmi les Bucérotidés. Le casque creux au-dessus de son bec, caractéristique de nombreux calaos, sert non seulement à amplifier les vocalisations, facilitant ainsi la communication en milieu dense, mais pourrait aussi jouer un rôle dans la régulation thermique ou dans des rituels de séduction.

Sur le plan comportemental, le calaos à joues argent se distingue par une stratégie de nidification unique : la femelle s’enferme volontairement dans une cavité d’arbre pendant l’incubation, et le mâle prend en charge l’alimentation en lui apportant des fruits et des insectes. Ce comportement collaboratif favorise non seulement la protection des œufs contre les prédateurs, mais aussi la stabilité des liens de couple.

Il est l’un des meilleurs jardiniers de la nature ! En effet, lorsqu’il mange des fruits, il ne digère pas les graines. Il les disperse ensuite en les rejetant dans ses excréments ou en les laissant tomber en plein vol. Résultat ? Il aide à replanter des arbres et des plantes partout où il passe, jouant un rôle crucial dans le renouvellement des forêts.

Et une autre petite curiosité : les calaos à joues argent sont des as du duo musical ! Les couples s’appellent avec des cris graves et répétitifs qui ressemblent presque à une conversation. Leur lien de couple est si fort qu’ils passent presque toute leur vie ensemble, à partager nourriture, nids et même leurs « commérages » dans la canopée.

L’hôtel dans lequel nous descendons se nomme l’African Tulip, il propose une architecture et des chambres aux menuiseries d’époque dont on adore le charme. Ambiance africaine qui appelle au safari, cette fois, nous sommes bien arrivés !

On apprend donc que la tulipe africaine est emblématique du pays, la fleur se trouve perchée sur de haut arbres qui prennent racines aussi bien le long des routes arides qu’au cœur des villes goudronnées et humides. Ce spécimen peut prendre différentes couleurs mais la violette est très fréquente à Arusha.

L’hébergement est relaxant, très verdoyant au niveau de la piscine, rien de tel pour récupérer du vol aller avant de démarrer le safari !

Les lieux permettent une vraie détente et un plaisir des yeux pour les férus d’oiseaux et de flore exotique. Autant vous dire que j’ai mitraillé !

Une bonne nuit de sommeil avant le grand départ à l’aube pour le safari que l’on attendait depuis très très longtemps.

 

Rendez-vous à l’étape 2, pour le reportage de notre 2ème journée au parc de Tarangire, ou autrement dit, chez le Roi Lion !