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Pour le transfert de la Tanzanie continentale vers l’île de Zanzibar, nous avons opté pour un petit vol interne qui fonctionne bien : Air Tanzania (la compagnie nationale tanzanienne dont les avions sont plus récents et qui couvre les principales villes).

Mais il existe d’autres compagnies comme Precision Air (très utilisé pour les vols régionaux et les routes touristiques, mais attention aux retards et annulations), Coastal Aviation (spécialisé dans les vols safaris et les îles et dont l’avion était très sympa), Auric Air (dont les avions sont plus petits pour plus d’intimité) ou encore Flightlink.

Astuce importante : Les vols domestiques en Tanzanie utilisent souvent petits avions avec limites bagages (15-20 kg) et les horaires peuvent changer, donc évitez les correspondances internationales trop serrées.

Dans notre cas, nous avions prévu des sacs à dos de 15 kg max pour tout le voyage pour justement que tout se passe bien durant ce vol interne. Effectivement, nous sommes partis tôt ce matin pour arriver avec de l’avance. Même si le vol annoncé est court, on compte quasiment 3 à 4 heures porte à porte pour passer de la terre ferme à l’île.

Arrivés à Zanzibar, nous prenons la route traversée de travailleurs en masse sur les « transports en commun locaux » qui filent à toute allure. Un homme nu pied agrippé à l’arrière du véhicule à 100 km/h grimpe pour mieux attacher ses affaires sur le toit… Une chose est sûre, nous avons atterris sur un territoire dynamique bien différent de la quiétude et du calme de la grande terre.

Nous passons à toute vitesse devant des étales de fruits, de poissons, de farines. Pas le temps de s’arrêter, je shoote au reflex car les aliments et leurs couleurs, j’en reste fan ! On voit apparaître de nombreuses sortes de bananes, j’ai hâte d’en savoir plus…

Ce qu’on rencontre aussi sur la route et qui n’est pas en photo, car je n’avais pas envie de finir mes jours dans l’obscurité d’une prison zanzibarienne, ce sont les policiers et militaires et sécurisent des zones et font passer chaque véhicule à des endroits clés tels des « péages ». Ce sont en réalité des bakchich. Selon les compagnies de voituriers ou taxis que vous prendrez, vous verrez le chauffeur donner un petit billet ou non aux forces de l’ordre. Plus de peur que de mal.

En Tanzanie, un bakchich est simplement un petit pourboire donné pour un service, souvent de façon informelle. Le mot vient du Moyen-Orient mais il est aussi utilisé par les voyageurs en Afrique de l’Est. En Tanzanie, le pourboire fait partie de l’économie touristique, surtout dans les zones de safari comme autour du Parc national du Serengeti ou du cratère du Ngorongoro et sur l’île de Zanzibar.

Sur le chemin, une végétation d’île tropicale se dessine, ce qui nous change de la terre rouge et du climat tempéré et sec du continent tanzanien. Ici il fait beaucoup plus chaud et humide. Une fois arrivés à l’hôtel, on découvre des plages de sable classiques et des roches volcaniques. La végétation est luxuriante et le complexe hotellier est relaxant, place à la détente après notre safari endiablé.

On prend le temps d’observer les singes qui passent entre les logements et les oiseaux qui nichent par dizaine sous le soleil couchant orange.

Demain, l’exploration de la forêt de singes nous attend et la visite de la capitale Stonetown !